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 Le plus beau et le plus triste paysage du monde (Petite Princesse)

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Le Renard
Fairy tales are more than true:
les fables/le petit prince. ami du néant, tu écoute le vent et la rue. Il arrive que tu empruntes un lit d'auberge quand la pierre devient trop dur. vivant de ton jeu de langue et de doigt serpentin, vie sans lendemain. © : nick robinson (Schizophrenic)
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MessageSujet: Le plus beau et le plus triste paysage du monde (Petite Princesse)    Sam 20 Jan - 5:40



Ils nous faudra des rendez-vous pour pouvoir s'habiller le cœur. Et tous ces moments entre nous m'apprendront le prix du bonheur.
la petite princesse et le renard
 
À la lueur du feux blanc, le soleil éclair le ciel azur. Il a poussé haut au dessus des arbre, il est presque midi et tu la suis. Elle, la pouponne, la seule que tes crocs camouflés ne mordront jamais. Pudique de la regarder tant elle est belle dans son halo de candeur, tu préfères te perdre dans les méandres des nuages gris manquant aux cieux de ce beau jour. Vous avancez dans un endroit qui ne ressemble pas à un autre, c’est ça qu’elle voulait te montrer. Un endroit joli qu’elle a trouvé. Toi, tu la suis comme un bon renard, un sac pesant sur tes épaules. À l’intérieur un repas que tu n’as pas cuisiné. Les effluves avaient chatouillées ton nez plus tôt dans une rue commerçante. Il en fallut peut pour que la nourriture alléchante disparaisse du stand. Ni vu, ni connu, bien que tu redoutais que le magasin appartienne au Corbeau. Ça digresse dans ta tête, tu es si loin de là où est ton corps et pourtant tu ne la quittes pas d’une semelle. Cette tendresse tu ne te la connais qu’avec ta petite princesse et tu espères bien que ça ne changera pas. La peur de montrer cette douceur devant les autres est trop grande, tu n’es pas quelqu’un de bien. Méfiez-vous, tu le préfères. Complaisance mensongère dans ta solitude d’autrefois, elle est arrivée de sa planète et as rempli ta vie sans t’en demander l’autorisation. Tu ne peux la rejeter, elle n’est plus une fille sans visage que l’on croise un jour et qu’on oublie. Elle est l’énigme aux cheveux d’ors, mélange de céréale et de soleil. «  Celeste, on y est bientôt ? » tu laisses échapper ton impatience, elle a l’habitude de tes humeurs étrange de renard fou. Tu n’es pas violent dans le ton, simplement ennuyé par la marche. Si c’est encore loin tu la prends sur tes épaules et tu cours pour que vous alliez plus vite. Tu n’es pas certain que cela marcherait, mais tu essayeras. Tu arrêtes de marcher derrière pour garder ses arrières et la laisser te guider paresseusement. Tu la rattrapes en trois grands pas plus rapide et te voilà à sa hauteur, tu tournes ta tête et lui adresses un sourire malin dont tu gardes le secret. Tu ne veux pas qu’elle sache en faire des comme ceux-là, ça serait tacher le visage ciel qu’elle arbore. Puisque elle un visage de constellation, de la poussière d’étoiles brunes saupoudrées sur les joues et un sourire qui brille comme la lune. Son visage pour toi, c’est la nuit en plein jour.

   
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La Petite Princesse
Fairy tales are more than true:
Le petit Prince est devenue princesse. Dans le manoir d'Emeraude elle navigue entre les roses, ces pétales doucereux emmêlés dans ses cheveux de lin. Elle est faiseuse de miracle, faiseuse d'espoir; philosophe battant les pavés arrachés des misères.. © : NOUMENALE. anna
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MessageSujet: Re: Le plus beau et le plus triste paysage du monde (Petite Princesse)    Lun 22 Jan - 19:38



Ils nous faudra des rendez-vous pour pouvoir s'habiller le cœur. Et tous ces moments entre nous m'apprendront le prix du bonheur.
la petite princesse et le renard
 
L’enfant a découvert ce monde d’évanescence lorsque, vagabondant, solitaire âme émerveillée, les grands yeux ouverts, pupilles de soleil et sourire d’été, elle a trouvé une fleur. Simple narcisse coincé entre deux pierres brûlantes sous la chaleur d’un astre oisif, chatoyant de sa robe de feu pour les mortels foulant de leurs pieds les herbes grasses d’un paysage illimité. Le bois s’étend, éternel œuvre d’une créatrice rhumatique, Céleste connait l’âme de la maison, de cette catacombe un peu misogyne, un peu apathique mais pourtant protectrice. Elle a décidé de guider son renard près de la cascade, un palais de verdure, un jardin d’Eden où même les impressionnistes y auraient succombé par les milliers de couleurs pastelles, par les arabesques que la Borée dessine par ses tornades assagies.
Doucement, elle lui a pris la main, calmement. Unique geste de tendresse destiné au seul homme dont elle voue une confiance aveugle. Car quelques fois, elle repense encore à sa rose, à ces épines s’ancrant, se serrant dans l’esprit, dans la tête, les épines des mots, les ronces de l’emprise psychologique. Elle ne place par de terme ni de définition sur ces états de tristesse, des rivières à ses paupières qu’elle ne divulgue jamais, honteuse Petite Princesse souriant à travers des orbes mouillés de questions. Elle préfère marcher, marcher à s’en crever les pieds, ensanglantés, striés d’ampoules, de blessures. Elle reste des journées, allongée dans son lit, à regarder le plafond, ce plafond écran formant une vie, une cosmologie.
« Tu verras c’est beau là-bas ! Je l’ai trouvé par hasard, c’est un cadeau de la maison j’en suis sûre ! »
Céleste s’invente des histoires dit-elle, incertaine qu’elles soient réelles, elle y croit. Elle possède la foi de la pénitente, d’une pureté chétive à sauvegarder. Pour se rassurer, chaque soir, elle ouvre l’énorme livre de ces contes emprunté chez les humains, chez ces autres éloignés du quartier des Fables. Et, grâce à ce recueil, elle a ressenti tout ce que ses voisins ont pu ressentir quand ils vivaient leur aventure parfois démoniaque, tellement tragiques. Elle s’est sentie moins seule, même, elle s’est sentie terriblement coupable d’éprouver ce sentiment. C’est malsain aurait dit La Rose.
Elle a envie de donner, d’offrir sans demander en retour. Car elle ne le mérite pas. Juste. Elle embrasse le front de son sauveur, celui qui, d’une simple caresse, d’un simple mot, viens. Adoptons-nous. Tu seras pour moi unique au monde et je serai pour toi unique au monde.
Ils arrivent, harassés tandis que le fil de la phrase de son énervé n’atteint pas les oreilles délicates de la Princesse. Elle est accaparée par le monde qui se donne juste devant ses habits éthérés. Sur une colline aux sables blancs, là-bas se distillent les senteurs de l’exotisme, dans le bois au loup se masque dans un coin un paradis. Pomme d’or et vergers de mille fruits, un lac de chocolat et des sonorités que chantonnent les moineaux du haut de leurs branches, l’enfant ne dit rien, elle s’assoit pour contempler ce délice de l’univers.
« C’est même plus beau que dans mes souvenirs ! »
Et elle courre, elle galope près d’un arbre, recueille le fruit de la passion, juteuse entre ses lippes gourmandes.  

   
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Le Renard
Fairy tales are more than true:
les fables/le petit prince. ami du néant, tu écoute le vent et la rue. Il arrive que tu empruntes un lit d'auberge quand la pierre devient trop dur. vivant de ton jeu de langue et de doigt serpentin, vie sans lendemain. © : nick robinson (Schizophrenic)
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MessageSujet: Re: Le plus beau et le plus triste paysage du monde (Petite Princesse)    Jeu 25 Jan - 21:37



Ils nous faudra des rendez-vous pour pouvoir s'habiller le cœur. Et tous ces moments entre nous m'apprendront le prix du bonheur.
la petite princesse et le renard
Beauté céleste en un sourire. Elle te parle de cette maison que tu n’as jamais vu, toi t’as toujours tout vu en gris, en jeu d’ombre comme dans la caverne du vieux grecque. Tu ne vois le feux, celui du soleil, que depuis que t’as trouvé l’ange philosophe d’innocence. T’as pas envie de lui apprendre le monde, t’as envie d’être son bouclier. Apprivoisé, de renard tu es passé à chiot devant ses yeux fenêtre vers l’ailleurs. Les doigts mêlés, empoigné par la douceur tu lui laisses voir un sourire cotonneux. « y a bien intérêt », pas que tu sois feignant, mais les après-midi de marcher tu as les doigts normalement occupés à autre chose que tenir une main de porcelaine. Pourtant tu parles sur le ton d’un humour que tu n’es pas certain qu’elle comprenne. Tu rougis au contact de ses lippes, elle n’a pas idée de ce qu’elle peut bien être pour toi. Tu caches tes pommettes rosies par une main essuyant machinale ton nez.

Après avoir longtemps marché sur des chemins à la cadence irrégulière, vous arrivez dans un endroit où les feuilles des arbres ne font plus exactement de semi-ombres sur vos visage éreintés. Une perle de sueur vient se loger sur ta tempe, signifiant que le soleil brûlant aura raison de ta raison. Mais le paysage qui vous est donné en vaut la peine, magnifiques sont les quelques arbres qui parsèment votre chant de vision. Enchanteresse forêt qui avait caché si loin dans son cœur un coin de merveilles. Ton sourire, tu ne te doutes pas qu’il éclaire plus fort que la lune. Tu observes Céleste gambader, enfantine. Tu lui cours après et quand elle croque dans un fruit que tu ne connais pas, tu essayes d’attraper celui qui est le plus haut. Tu ne penses pas à mal, mais simplement qu’ainsi elle pourra en prendre bien d’autres à sa hauteur. « c’est bon ça, c’est quoi ? » t’étais pas le plus cultivé des renards quand il fallait venir aux plantes. Tu savais juste quand quelque chose devait être comestible. Tu finis ce que tu as dans la main et tu vas te réfugier sous l’ombre d’un pommier, le soleil est trop dur pour tes humeurs. Mais tu vois un peu plus loin un grand arbre aux allures de roi. « Céleste, tu l’appelles en prenant soin ne pas effrayer la forêt. Ça doit le roi de la forêt tu ne penses pas ? » elle a toujours quelque chose à dire, des choses belles que tu aimes écouter. Tu n’avais qu’une envie, c’était de grimper sur ces branches semblants si solides. Ces mains de père sylvestre.

 
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